Cette mission commune Defap-Ceeefe avait pour objectifs principaux l’installation de Pierre Thiam comme pasteur de Djibouti, l’inauguration du Temple, la fête des 500 ans de la Réforme et de faire le point sur les projets en cours et à venir. La délégation française était composée de Nicolas Westphal (Architecte), B. Antérion (Président de la Ceeefe), Thibault Lavergne (Vice-Président de la Ceeefe), Jean François Faba et J.L. Blanc.

A notre arrivée, on pouvait légitimement se demander comment le Temple serait présentable deux jours plus tard ! Une équipe de 8 ouvriers était encore au travail, sous la direction de Nicolas Westphal sur ce qui était encore un chantier. Mais le miracle a eu lieu et le dimanche, les tas de gravas avaient disparu et le chantier avait laissé la place à un bâtiment achevé (ou presque) !

L’inauguration a eu lieu lors de la deuxième partie du culte du dimanche qui était aussi celui de l’installation du pasteur. Un vrai culte de fête ! Celui-ci a été présidé par Bernard Antérion, Président de la Ceeefe et Jean-Luc Blanc, Secrétaire Exécutif du Defap. L’assemblée, composée d’une bonne centaine de personnes accueillait ce jour-là plusieurs personnalités djiboutiennes dont un représentant du Président de la République, l’Ambassadeur de France accompagné d’une délégation dont la Conseillère de Coopération et d’Action Culturelle (COCAC), des représentants de l’Église Catholique, une délégation militaire ainsi que l’architecte qui a conçu et réalisé le projet.

 

 

Bien organisée et équilibrée, la cérémonie semble avoir été appréciée de tous. Pour la Communauté Protestante, cette célébration qui marquait à la fois l’arrivée du pasteur après une année de vacance du poste et la réouverture du Temple fermé depuis plusieurs années revêtait une importance très particulière que la présence du Defap et de la Ceeefe venait souligner. De nombreuses communautés de la Ceeefe depuis plus de dix ans ont participé à la réalisation de cet ensemble de bâtiments dont le Temple : une grande reconnaissance pour tous les efforts accomplis et la solidarité manifestée.

Ce que nous avons vu et entendu, nous invite à nous mettre à l’écoute de cette Eglise si particulière. S’il est vrai que l’EPED est liée aux Eglises de France pour toutes les raisons que l’on connaît dont les raisons financières, nous sommes revenus avec la certitude que les Eglises de France ont aussi besoin de Djibouti. Cette petite Eglise multiculturelle dans un pays musulman en cet endroit du monde tourmenté et si stratégique, peut jouer un rôle d’interpellation essentiel pour nos paroisses. L’outil que nous avons contribué à élaborer en reconstruisant ces bâtiments doit maintenant être utilisé !Ce qui se vivra là-bas devrait avoir de l’impact ici ! L’autonomie, que nous savons toujours limitée, mais que nous voulons pour l’EPED doit lui permettre de jouer pleinement son rôle vis à vis de nous.